Recettes

Croquettes pour humains [par Jeanne]

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Cette semaine, j’ai voulu changer un peu et préparer le chou-rave autrement qu’en salade avec des pommes et des noix.

Une petite recherche plus tard, et je me passionne pour une recette de galettes de chou-rave dont voici le lien (merci à Delphine de me l’avoir envoyé) : http://lepanierdclaire.fr/recettes/galette-de-chou-rave. Ceux qui aiment le sucré-salé peuvent ajouter sans souci des raisins secs.

Monsieur pourrait vous dire que je suis infoutue de suivre une recette sans tout changer, et l’exemple d’aujourd’hui tend à lui donner raison, même si ça me fait mal de l’admettre.

Pour mes beignets-boulettes-que-j’appellerai-croquettes, j’ai donc largement pioché dans les légumes de la semaine et un peu de la semaine dernière : chou-rave (quand même), les 2 dernières pommes de terre qui n’étaient pas parties avec les asperges vertes, aillet, oignons et une courgette un peu abîmée que Monsieur avait mise innocemment sur le plan de travail.

On peut s’esquinter les doigts sur une râpe manuelle mais je suis une grosse feignasse donc je sors le robot des grands jours.

Quelques vzioums plus tard, j’ai la forme de légumes que je souhaitais. J’ai rajouté 10 cuillères à soupe de farine et 3 œufs.

Puis 1 cuillère à café de curcuma et une autre de curry. Mademoiselle aurait dit « c’est zouli hein ! » si elle avait été là mais elle n’était pas encore rentrée.

Je me suis ensuite dit que ce serait bien, roulé dans de la chapelure :

Et j’ai fait cuire tout ça à l’huile d’olive.

Quelques minutes plus tard ça embaumait dans la maison, et Monsieur et Mesdemoiselles arrivaient, donc on a pu manger aussitôt.

Bilan : j’en referai c’est sûr parce que ça nous a beaucoup plu, et j’ajouterai du fromage râpé à la préparation. Ça devrait ajouter du moelleux aux croquettes. Monsieur a testé et validé avec du ketchup (bon, faut aimer le ketchup quoi…). Mademoiselle s’est régalée.

Bon appétit !

Idée radis et idée asperges [par Jeanne]

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Ce week-end j’étais chez des amis, ce qui aurait pu/dû être sans incidence sur ma consommation de radis de cette semaine, sauf que ces amis regardent beaucoup la télé et que du coup je suis tombée sur une recette de Laurent Mariotte, qui accompagnait une escalope de veau (je crois) de radis… cuits.

Vous connaissez mon goût pour l’aventure : quand j’ai vu ca je me suis dit que j’allais tester. Coup de bol, mardi, on a eu des radis. Je n’aurai pas eu à attendre longtemps !

C’est extrêmement simple : il faut couper les radis, les faire revenir dans un peu d’huile d’olive quelques minutes, déglacer au vinaigre de xérès, et lui à la fin il rajoutait les fanes. Mais les fanes chez moi étaient un peu trop dures pour ça, et en plus elles étaient déjà utilisées dans la mousse d’extraterrestres.

Mousse d’extraterrestres, aka soupe aux fanes de radis et aux 20g de courgettes pour ceux qui suivent

J’ai fait comme Laurent Mariotte avait dit, au vinaigre près : je n’ai pas de xérès et j’ai mis du balsamique.

Le résultat était étonnant : ça ne ressemblait à rien de ce qu’on connaissait, une petite touche acide avec le vinaigre… j’en referai, avec des escalopes de veau pourquoi pas !

On a mangé les radis comme entrée chaude. Le plat, c’était des asperges et des pommes de terre nouvelles au citron et au parmesan.

Après quelques minutes de cuisson à l’eau, on met tout dans la poêle avec de l’huile d’olive. Quand ça a légèrement grillé, un trait de jus de citron et du parmesan râpé, et le tour est joué !

Monsieur était content de manger les asperges autrement que toujours à la sauce hollandaise !? (même si avec tous ces tests de nouvelles recettes, ça fait un bout de temps qu’on n’en a pas mangé, de la sauce hollandaise).

Dans la catégorie « cuisine des restes » : on n’a pas fini les asperges du premier coup, et j’ai mélangé ce qui restait à des spaghetti en rajoutant un peu de parmesan : c’était un régal, presque encore meilleur que tout seul !

Pour les récalcitrants de la courgette, le gâteau Astrapi [par Jeanne]

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Je vous vois déjà hausser le sourcil. Le gâteau Astrapi ? Tout le monde sait que c’est mon gâteau au chocolat fétiche*. Mais quel rapport avec la courgette ? Elle a fumé le basilic la mère Jeanne ? Elle débloque ? Pas du tout ! Enfin, pas cette fois en tout cas.

Voici donc les ingrédients nécessaires : chocolat, sucre, œufs, farine… et courgettes.

De beurre point de trace. C’est même ça qui m’a poussée à tester cette recette la première fois, pour proposer un dessert à des amis qui ont le mauvais goût d’être intolérants au lactose. Une vraie gageure pour nous qui mettons du beurre, du fromage ou du lait dans tout ce que nous mangeons ou presque.

La recette est globalement assez classique. Pendant que les 250g de chocolat fondent tranquillou au bain-marie, il faut éplucher les 200g de courgettes. Moi, j’ai sous-traité cette opération à Mademoiselle.

Une fois que les courgettes sont vraiment épluchées, il faut les râper ou les hacher menu. Je ressors le mixer de Mademoiselle (j’avais bien dit qu’il servait tout le temps).

Il est à noter que les courgettes de David et Emeline ne sont pas calibrées pour le gâteau Astrapi. Il m’est resté un petit talon de 20g que j’ai hésité à mettre (et puis j’ai pensé que 10% de courgettes en plus, ce n’était pas rien, le petit talon a donc atterri dans la soupe aux fanes de radis).

En parallèle, on aura bien mélangé les 5 jaunes d’œufs et les 180g de sucre, jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Et ajouté le chocolat fondu.

C’est donc l’instant de vérité. Dans le saladier : un début de pâte à gâteau tout ce qu’il y a de plus conventionnelle. Dans le bol du mixer, de la courgette mixée. Ces 2 mondes vont-ils se retrouver ? Osera, osera pas ?

Notez que la question est purement rhétorique, parce que si j’avais dit « osera pas, merci d’avoir lu jusqu’ici, vous pouvez éteindre l’ordinateur et reprendre une activité normale » cet article n’aurait eu aucun intérêt.

Donc : osera !

Voilà, votre méfait est désormais accompli, une fois que l’ensemble est bien mélangé et que les épluchures de courgettes sont jetées au compost, vous pouvez laisser vos enfants rerentrer dans la cuisine et prendre un air innocent.

La suite va vite : on ajoute au mélange 100g de farine, et on bat les œufs en neige.

Hop, c’est bon ils sont bien fermes. Je mélange délicatement, je verse dans mes moules (oui, « mes » moules. Parce que c’est un gâteau très apprécié et que donc il en faut pour les collègues de Monsieur, pour la maîtresse et L’ATSEM de Mademoiselle, et pour les desserts des 2 prochains repas).

Entre 20 et 25 minutes (selon la taille de vos moules) de cuisson à 180°C plus tard, on obtient ça (et les autres petits gâteaux qui n’ont pas été photographiés).

Et c’est un gros succès. La courgette est indétectable, le gâteau est fondant, et il n’y a que le gras du chocolat dedans ! J’ai « piégé » un collègue qui déteste la courgette en lui en faisant manger sans rien dire, en fourbasse, et il a aimé. Il ne m’en veut pas et me parle encore et j’ai même reçu les félicitations de sa femme pour avoir réussi à lui faire manger de la courgette, elle-même n’ayant jamais réussi.

Bon appétit !

*Gâteau Astrapi : quand j’étais petite j’étais abonnée au magazine Astrapi, et dans chaque numéro il y avait une recette. Quand j’avais 6 ou 7 ans, un soir que Maman était en conseil de classe et moi seule à la maison avec le numéro du voisin, celui des pompiers, et l’interdiction ferme d’ouvrir à qui que ce soit, j’ai fait ce gâteau. Enfin, dans la vraie recette ce ne sont pas 200g de courgettes mais 200g de beurre (notez-le pour quand vous ferez ce gâteau hors saison de courgette !).
Et comme on n’était que 2 j’avais divisé les proportions par 2. Sauf les œufs, j’avais oublié. Normalement il y a 3 œufs, mais comme la 1ère fois que je l’ai fait j’ai oublié de réduire le nombre d’œufs, maintenant quand je fais les proportions normales j’en mets 5. Monsieur trouve ça aberrant, et ça l’est sans doute, mais que voulez-vous, on ne change pas une équipe qui gagne, et avec 3 œufs pour 125g de chocolat, c’est parfait, donc 5 œufs pour 250g, c’est parfait aussi.
Alors vous me direz « ouiiii, mais 2×3 =6 » et je n’aurai rien à dire contre. Il y a bien des ensembles dans lesquels ce n’est pas vrai, mais ça ne fait rire que certains matheux un peu perchés, et dans l’immense majorité des cas, 2×3=6, pas 5. Mais rappelez-vous, dans la recette originale, il n’y a que 3 œufs pour 250g de choc. C’est ma conscience qui me pousse à ne mettre que 5 œufs ! Pas facile de mettre par écrit les méandres de mon cerveau ! Vous suivez toujours ?

La dernière différence de ce gâteau originel avec la recette, c’est qu’on n’avait pas de batteur à œufs, donc j’avais mis les blancs sans les battre. Notez pour les jours où vous vous sentez un peu flemmard qu’un sachet de levure chimique remplace parfaitement le battage des blancs, mais ça c’est vraiment pour les jours sans, quand vous n’avez pas le courage de sortir le batteur, le brancher, le maintenir au-dessus du saladier pendant qu’il fait son boulot de batteur, le nettoyer et le reranger. À cette époque, ni batteur ni levure chimique dans la maison, le gâteau final était donc un peu raplapla, mais tellement bon qu’il a été pardonné.

Depuis, on m’a offert un batteur à œufs.

Encore une victoire de Canard contre Fenouil maudit [par Jeanne]

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Vous vous souvenez peut-être de mon amour immodéré pour le fenouil, que le dévouement maternel me pousse à manger en ce moment (cf article précédent sur le fenouil). Et donc pour le préparer, je cherche une recette avec un autre goût bien fort à côté pour que ça se sente moins. Mon choix s’était porté sur un gratin de fenouil à la tapenade.

Il fallait 2 oignons, 2 fenouils, 5 tomates et « un pot » de tapenade. Comme j’ai voulu mettre toutes les chances de mon côté pour aimer ça, j’ai mis avec mon 3/4 de bulbe de fenouil : 3 oignons et 4 tomates, et de la tapenade faite avec 200g d’olives noires. J’avais réquisitionné l’aneth pour en faire de l’infusion (toujours le dévouement maternel, paraît que c’est bon contre les coliques des petits. Et de fait depuis que j’en bois Mademoiselle 2 est beaucoup moins embêtée avec sa tuyauterie).

On commence par couper oignons et fenouil en morceaux pour faire revenir le tout dans un peu d’huile. Le terme employé sur la recette était « faire suer les oignons et le fenouil » mais quand je lis ça je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est le fenouil qui me fait suer, ce qui n’est pas tout à faire exact parce que j’ai le goût du défi et ça m’amuse de chercher des recettes qui me feront, sinon aimer ça, du moins prendre du plaisir à en ingérer.

Pour « le pot » de tapenade, j’ai mis 200g d’olives, 8 câpres, 2 gousses d’ail et 3 cuillères à soupe d’huile d’olive dans le petit mixeur acheté il y a 3 ans pour faire les petites purées de Mademoiselle, mais qui sert tout le temps depuis :

Après un zioooooum de durée raisonnable, on a ce qu’on cherche :

Pendant ce temps les oignons et le fenouil ont bien sué comme il fallait et sont prêts pour la suite.

Dans un plat à gratin huilé, on met le contenu de la poêle :

Et les tomates par-dessus. Si vous voulez perdre du temps, vous pouvez les arranger joliment comme ça, mais vraiment ça ne sert à rien pour la suite alors faites comme vous voulez.

Dès l’étape d’après on se rend compte qu’on s’est un peu embêté pour rien. Pas grave, c’était pour la beauté du geste. Donc on étale la tapenade sur l’ensemble :

En enfin on saupoudre de chapelure. On glisse le plat sous le gril bien chaud pendant quelques minutes, et on obtient ce très joli résultat :

Au moment de servir on déchante sur l’esthétique, comme souvent sur les gratins. Donc si c’est pour des VIP, il faut prévoir des petits plats à gratin individuels. Quant au goût, il a été salué par la critique, y compris la mienne, plutôt sévère vu les ingrédients.

Bon appétit !

Repas échantillon [par Jeanne]

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Cet article est un bilan de l’utilisation des légumes de la semaine et des recettes que j’avais sélectionnées mardi soir.

Je vais commencer par les fèves de la semaine dernière. J’avais dit que je chercherais une recette un peu orientale, et c’est ce que j’ai fait. Après écossage (et m’être dit que Dame Nature abusait sur le ratio emballage/cadeau), petite cuisson à l’eau, puis dérobage. Ça ne s’appelle sans doute pas comme ça, mais dans la recette ils disaient d’enlever la robe et j’ai trouvé ça joli comme terme pour une petite peau terne.

Une fois que j’ai les fèves à nu, je les mélange à des oignons et une partie de leurs verts revenus à l’huile, du paprika, du cumin en poudre, du cumin en graines, et ça donne un résultat très satisfaisant qu’on a dégusté en amuse-bouche :

Petite soupe avec les fanes des radis pour faire une pré-entrée : il n’y en avait pas énormément, mais c’était juste pour faire goûter à un Monsieur Cousin dubitatif. Puis conquis (alors que ledit cousin, il y a 30 ans, était célèbre pour son « pas youpe ! » quand il ne voulait pas du potage préparé avec amour par sa maman !).

En entrée, wraps avec les radis. On a un peu tâtonné sur la 1ère (une wrap ? Une tortilla et une crêpe !) au début sur les quantités à mettre, mais à la deuxième on était bien. Et donc les quelques radis que Monsieur et Monsieur Cousin n’avaient pas boulottés à l’apéro, coupés en rondelles, du jambon blanc, de la salade, des verts d’oignons coupés tout petit, et dans la recette ils mettaient de la crème fraîche, mais moi j’avais envisagé de mettre plutôt du yaourt, et finalement j’ai mis du skyr, que j’avais par hasard au frigo. C’est un yaourt islandais, mais ça ne veut rien dire parce que sur le paquet c’est marqué que c’est fabriqué en Slovénie alors peu importe. Pour en avoir refait peu après, je suis en mesure d’affirmer qu’un petit suisse fait parfaitement l’affaire, l’essentiel étant que ça se tienne un peu.

Les radis apportent une touche croquante et fraîche délicieuse. Pour l’enroulage ça se fait bien. Il suffit de faire comme Monsieur qui s’enroule dans la couette et ne m’en laisse plus après. Pas compliqué.

J’avais dit que le chou pak-choi serait préparé en méli-mélo de légumes (je ne me rappelle plus du terme de la recette, mais c’était l’idée), en remplaçant le brocolis par le pak-choi. J’avais tous les autres légumes, à savoir quelques carottes (mais pas toutes, il m’en fallait pour une autre recette, voir ci-après) et asperges (celles que je n’avais pas mises dans le ragoût) :

Une fois tout coupé, j’ai fait la rebelle et j’ai mis un petit bout de gingembre avec. Je suis comme ça, moi, les recettes, je les réinvente (ou je suis incapable de les suivre, mais ça c’est la théorie de Monsieur, je ne partage pas).

Le tout revient dans un peu d’huile, puis on met un peu d’eau pour que ça cuise, on remue bien :

Et à la fin on rajoute de la sauce soja et de l’huile de sésame. Effet asiatique garanti. Ce fut notre plat principal :

Voilà, donc ce jour-là on avait notre 5 fruits et légumes haut la main.

Là je triche parce qu’on passe à un autre repas : chou-rave en salade avec pommes, oseille et noix. J’ai délégué sur cette recette, on voit donc les douces mains de Monsieur Cousin au boulot. Moi je me suis occupée de la sauce à l’huile de noix (j’en avais, pas besoin de tricher en mettant une pointe de curry) : jus de citron, huile d’olive, huile de noix.

La préparation n’est pas compliquée, il faut tout couper en morceaux et servir avec la sauce.

L’association chou/pommes/noix est très réussie. Il est préférable d’éplucher le chou avant, car la peau est un peu plus dure que la chair. Je suis plus dubitative sur l’intérêt de l’oseille qui au mieux se sent à peine, au pire est très acide et astringente quand elle est crue (alors que c’est siiiiiiii bon en soupe ou en sauce pour poisson). Et le chou étant bien croquant, il faut penser à faire des morceaux relativement petits si on ne veut pas avoir l’impression d’avoir la mâchoire des frères Bogdanov à la fin.

Et enfin, l’avant-dernière recette que j’avais listée : la tatin de carottes au cumin. Alors je m’y suis prise comme un manche niveau timing, en commençant la recette (y compris la pâte brisée) au moment de l’apéro alors qu’il y a 25 min de cuisson après. Bref. Ça explique que ma pâte ait été faite un peu à la va-vite et qu’elle soit donc un peu trop friable pour être honnête. Une fois la pâte faite et étalée, je l’ai soigneusement mise dans la tourtière en attendant la fin de cuisson des carottes. Monsieur m’a demandé depuis quand la pâte se mettait au fond pour une tatin… ah oui, c’est vrai, c’était une tatin. J’ai viré la pâte, mis les carottes (qui entre-temps étaient prêtes), remis la pâte, fait des pansements tout partout. Bon, je ne suis pas prête pour Top Chef.

La décence m’empêche de vous montrer des photos une fois coupée en parts et servie, mais vraiment c’était délicieux et ça avait un goût de trop peu. Trop peu de carottes (une partie était partie dans le méli-mélo ci-dessus, il aurait fallu que je les mette toutes), et trop peu de tarte !

La dernière recette (le gratin de fenouil à la tapenade) fera l’objet d’un article à part.

Les asperges de Claire [par Jeanne]

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Depuis fin mars, nous avons la possibilité de commander des asperges.

Photo trouvée sur le compte facebook de l’EARL La Vergnée

Claire s’est installée en 2017 avec sa mère Martine, productrice d’asperges depuis 30 ans. Elles sont viticultrices sur 34 ha de vigne et productrices d’asperges sur 5 ha à Saint Christoly de Blaye. Une exploitation peut-être petite par rapport à d’autres, mais HVE3, agriconfiance, AREA , et surtout IGP ASPERGES DU BLAYAIS.
A sa première visite à une distribution, Claire a distribué des idées de recettes pour utiliser ses asperges autrement qu’en vinaigrette. Ça m’a fait rire parce que moi je ne les fais en vinaigrette que pour changer de la sauce hollandaise (j’ai déjà parlé de l’exigence de variété de Monsieur). Et là une idée a retenu mon attention (on dirait un mail de réponse à une candidature : « votre profil a retenu toute notre attention et nous souhaitons donner suite blablabla ») et donc j’ai sélectionné : « remplacer les pommes de terre par des asperges dans un ragoût).

Comme j’avais besoin d’asperges pour une autre recette (à venir), je n’en ai pris que quelques unes que j’ai coupées en tronçons.

Le ragoût en question, le voici, c’est ce que je fais quand je sais que je ne vais pas avoir beaucoup le temps de cuisiner dans la semaine. C’est ultra vite-fait, ça se réchauffe à merveille, et on aime tous à la maison : de la blanquette de veau, des tomates (en boîtes de tomates pelées pour valider le « ultra vite-fait », fraîches sinon), des oignons, de la moutarde. S’il n’y avait pas eu les asperges j’aurais mis des olives vertes, mais ça a un goût assez fort et je voulais voir l’impact des asperges dans l’ensemble.

J’ai mis les asperges à cuire après la cuisson du ragoût, mais pour une raison essentiellement pratique : je voulais faire cuire la viande qui était achetée depuis quelques jours, et je n’avais pas encore les asperges lundi. Si j’avais eu les asperges direct, je n’aurais pas fait en 2 fois.

Et voilà le bilan : servi avec des pâtes maison réalisées la veille par Monsieur, qui a ainsi prouvé au monde qu’il se rappelait de où était la cuisine, c’était très (très) bon. Les asperges ne modifient pas le goût de la sauce, mais c’est très agréable de tomber sur un petit bout mélangé avec le reste. Ça donne un côté léger et parfumé.

Merci Claire pour cette très bonne idée !

Le panier de la semaine du 11 mai [par Jeanne]

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Et c’est une explosion de couleurs qui a atterri dans nos paniers ce mardi ! Voyez un peu :

Carottes, radis, chou-rave, oignons nouveaux, aillet, chou « pak choi », laitue, fenouil (youhou !), courgette, et même une petite fleur de courgette qui s’est glissée dans mon sac !

Le soir-même, j’ai réfléchi à comment j’allais préparer tout ça, avec 2 difficultés majeures : je n’ai jamais, de ma vie, préparé (mangé ?) de chou-rave ou de pak choi. J’ai donc trouvé judicieux d’appeler les livres de cuisine à la rescousse. Il se trouve que Monsieur et moi aimons également cuisiner, et que nous avons une forte tendance à l’accumulation, et de ce fait nous possédons, euh, beaucoup, mais vraiment beaucoup de livres de cuisine.

Alors mes collègues me disent que ça ne sert à rien à l’heure de Marmiton.

Mais il faut savoir que la grande majorité de ces livres ont été achetés avant Marmiton (note pour moi-même : éviter d’employer ce genre de formule casse-binette qu’on ne sait jamais comment accorder… la majorité a ? la majorité ont ? J’apprends avec intérêt en vérifiant qu’il s’agit d’un accord sylleptique. Voilà, je vous laisse méditer là-dessus, moi j’ai un article à écrire). Eh oui, jeune freluquet, j’ai connu l’ère d’avant internet, moi ! D’ailleurs j’ai pris un coup de vieux quand j’ai vu qu’un des livres que j’avais ouvert était estampillé « offert par ma Tata, 24 juillet 2002 ». Comme je suis née en février, que ma fête était dimanche dernier et que Noël tombe généralement en décembre, j’en ai déduit finement qu’il s’agissait d’un cadeau reçu à l’occasion de mon bac. Il y a 19 ans. Voilà, j’avais dit que j’avais pris un coup de vieux…

Bref, j’en étais à Marmiton : quand je vais sur Marmiton (ou un autre hein, c’est une façon de parler), c’est que je sais ce que je veux faire et que je cherche comment le faire. Alors que j’ouvre mes livres pour chercher des idées. De toute façon, je ne sais pas pourquoi je me justifie, toujours est-il que j’ai feuilleté 2 ou 3 livres dont le titre comportait le mot « potager » (histoire de mettre toutes les chances de mon côté) et que mon choix s’est arrêté sur les recettes suivantes :

Pour les asperges (j’en ai déjà utilisé une partie – court article à venir – mais il m’en reste) et le chou pak choi qui remplacera le brocolis dans la recette suivante :

Pour le fenouil j’ai sélectionné une recette avec un autre goût fort, susceptible de masquer au mieux le goût du fenouil :

Les radis, je sais pas chez vous, mais chez nous c’est toujours à la croque-au-sel-sans-sel. Enfin cru quoi. On a quasiment supprimé le sel de notre cuisine quand Mademoiselle a commencé la diversification alimentaire il y a un peu plus de 3 ans, avec pour objectif de ne cuisiner qu’un seul et même repas pour tout le monde. La dévotion parentale a demandé que nous nous adaptions aux exigences de son régime de bébé plutôt que l’inverse. Pour toutes les recettes que je décrirai, pensez donc à rajouter le sel, car je ne le mentionnerai pour ainsi dire jamais. Et donc ces radis : quand j’ai vu cette recette, je me suis dit que ce serait une chouette idée et que ça changerait. Je n’ai toujours pas de ciboulette, donc je mettrai des verts d’oignons rouges (je ne suis pas daltonienne donc ça va) à la place.

Les carottes, quand on cherche « recettes de carottes » sur internet, on a un million de poêlées de carottes à toutes les épices du monde, quelques soupes et purées, mais rien de bien foufou. Du coup la tatin de carotte m’a bien plu, et la charlotte d’à côté aussi, je ne sais pas encore laquelle des deux je ferai, de toute façon j’ai de quoi faire une pâte brisée, et j’ai des haricots verts, donc les 2 possibilités sont ouvertes.

Et enfin le chou-rave, qui ira sans doute très bien avec l’oseille du jardin et les noix du jardin de Grand-Maman si je retrouve mon casse-noix, du commerce sinon. Pour la sauce à l’huile de noix, je n’ai pas regardé la recette de la p.144 comme indiqué : je ferai une vinaigrette à l’huile de noix (enfin, si j’en ai. Mais on peut facilement imiter le goût de l’huile de noix avec de l’huile de colza et un peu de curry) et puis voilà.

Si ça vous dit de faire une de ces recettes, envoyez-moi vos photos, je les mettrai avec les miennes dans les articles qui les illustreront !

Allez, parce que je suis sûre que vous l’aviez oublié celui-là : un accord sylleptique se fait selon le sens et non selon les règles grammaticales. Z’êtes bien avancés avec ça hein !
Rien ne vaut un exemple : La majorité des élèves est satisfaite de la bonne ambiance qui règne dans le lycée. (Ici, on choisit le collectif – le verbe est au singulier).
La majorité des élèves sont satisfaits de la bonne ambiance qui règne dans le lycée. (Ici , on privilégie les acteurs de ce collectif: les élèves – le verbe est au pluriel).
La prochaine fois que vous caserez sylleptique au scrabble, vous penserez à moi ! 🙂

Macédoine toute simple et histoires de mayo [par Jeanne]

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J’avais annoncé que j’utiliserais une partie des carottes en ratatouillette et une autre en macédoine, et c’est exactement ce que j’ai fait. Une petite macédoine de carottes, pomme de terre, chou-fleur, petits pois, oignon et haricots verts, jugée « délicieuse » par Mademoiselle, qui il est vrai adore chacun des légumes présents ET la mayonnaise.

La mayo justement… En la faisant je me suis fait plusieurs remarques :
– il paraît qu’une fille qui a ses règles ne peut pas réussir mayonnaise. J’ai déjà vu des garçons rater leur mayo, et des filles dans ce cas les réussir. Je ne sais pas d’où vient cette idée désobligeante.
– les œufs des poules de ma Tata sont vraiment bien plus jaunes que les œufs de Carrefour.
– certaines recettes préconisent de mélanger le jaune d’œuf et la moutarde, puis de laisser le mélange reposer 10 minutes avant d’ajouter l’huile. Une fois de plus, rien à voir avec la réussite de la sauce susdite. Perso je ne laisse que très rarement reposer parce que chez nous, c’est fait au dernier moment quand quelqu’un dit « eh, ce serait pas bien, une tite mayo avec ça ? »
– Monsieur va encore râler que je vais faire des friands* avec le blanc d’œuf restant et qu’il va encore devoir tout manger et que c’est pas bon pour sa ligne
– ça fait 13 ans que je suis sortie des études. Non, ça n’a pas « rien à voir ». C’est juste qu’en ajoutant progressivement mon huile (évitez l’huile d’olive, ça tue tout le goût de la macédoine), j’ai repensé à cette anecdote d’il y a une 15aine d’années, quand j’habitais encore en résidence étudiante :

Je préparais mon repas quand mon voisin d’en-face et binôme habituel m’a appelée en panique. « Caaaaaaaaaaaaaaaaaaaal ! » (Oui : Jeanne -> Calamity Jane -> Cal). Un peu inquiète, j’ai filé voir ce qui n’allait pas dans sa chambre.
« Je crois que j’ai raté ma mayonnaise ». Aaah bah là c’est sûr que ça valait le coup d’appeler urgemment à l’aide !
C’était donc il y a 15 ans et je ne sais plus trop à quoi ressemblait sa mayonnaise, mais autant que je me souvienne le ratage ne faisait aucun doute. Je contemplais le désastre d’un air désolé en me moquant ouvertement de lui quand j’ai avisé un détail sur la table.
« Dis-moi : ta maïzena, là, on est d’accord que c’est une pure coïncidence si elle est là ?
– Bah non j’ai essayé d’épaissir la mayo avec, mais ça n’a pas marché ».
En effet, ça n’avait pas marché. Quand j’ai eu calmé mon fou-rire, je lui ai demandé s’il lui restait des œufs (il restait), et on a refait une mayo calmement et dans les règles de l’art !

*Les friands « de reste de blancs » : temps nécessaire : 15 min cuisson comprise.

Par blanc d’œuf restant :
– 35g de beurre fondu,
– 25g d’amandes en poudre ou effilées, j’ai testé les 2, les 2 sont bons,
– 25g de sucre,
– 10g de farine

On mélange tout à la sauvage (sans oublier les blancs, sinon ça n’a aucun sens), au four 10/12 min th°6-7 selon votre four et l’épaisseur de votre moule. Dans les moules à madeleines, c’est plutôt 12 min, sur une plaque pour que Mademoiselle s’éclate avec les emporte-pièce après, c’est plutôt 10 min.

La ratatouillette de Grand-Maman [par Jeanne]

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Quand je suis arrivée chez ma grand-mère la dernière fois, elle avait préparé des légumes, et c’était un vrai régal, bien que remarquablement simple. Elle avait mis : une courgette, une pomme de terre, un oignon, une endive, une carotte (ou 2 ?) et une tomate. Et du beurre (je précise parce que vous ne connaissez pas Grand-Maman, mais ça va un peu de soi qu’il y a du beurre). Moi j’ai fait avec ce que j’avais, c’est-à-dire presque pareil, sans tomate et avec aillet.

Le plat n’ayant pas de nom, je l’ai appelé ratatouillette (c’est une petite ratatouille). Monsieur prétend que sans tomate et sans aubergine, et avec des patates et de l’endive, ça ne peut pas être une ratatouille. Je lui ai répondu que c’était pour ça que ça ne s’appelait pas ratatouille mais ratatouillette.

Dans une casserole, il faut faire revenir les légumes dans le beurre, en commençant par les oignons.

Avant touillage
Après touillage

Une fois que tout est bien revenu, on rajoute un fond d’eau et on laisse cuire.

Toujours à feu doux. Moi j’ai mis à cuire 10 min après ajout de l’eau avec couvercle, et 10 min sans couvercle pour que l’eau de cuisson s’évapore un peu, mon objectif n’étant pas d’obtenir une soupe.

Et voilà ! Presque aussi bon que chez Grand-Maman (« presque », parce qu’on ne peut jamais égaler la cuisine de sa grand-mère chérie, par principe !!!). Monsieur s’est régalé, Mademoiselle aussi !

C’est Grand-Maman qui le dit :
Recette sans épices « parce que je n’aime pas les épices. Sauf le poivre. »
Recette sans gras « parce que le beurre c’est pas vraiment du gras » (ça se saurait).
Et bien sûr recette sans mauvaise foi !

Test : Roulés de blettes au fromage frais [par Jeanne]

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Cette semaine dans le panier, nous avons eu des blettes. Pas un énorme bouquet, donc pas question pour moi de les faire en gratin ou à la poêle, il n’en serait resté que quelques bouchées vu la propension du machin à disparaître à la cuisson.

J’ai réfléchi à comment je pourrais les préparer, et je me suis rappelée que j’avais rencontré un certain succès il y a quelque temps avec des crêpes roulées au jambon et au St-Morêt. Je me suis donc mis en tête de faire des roulés de blettes, et comme je suis une warrior, j’ai fait ça sans recette. Faut être joueur !

1ère étape, blanchir les blettes dans l’eau bouillante. J’ai visé la dizaine de minutes dans l’eau, mais je n’ai pas regardé l’heure ni avant, ni après. Je peux juste affirmer que ça a duré le temps d’une « tétée de réconfort », la tétée de quand le bébé pleure mais qu’il a déjà les yeux fermés et qu’il bâille de temps en temps. Généralement, l’endormissement suit très vite. Une dizaine de minutes ça me semble réaliste.

Il paraît qu’il faut passer les blettes blanchies sous l’eau froide pour qu’elles restent vertes. Je n’ai jamais fait l’expérience de ne pas le faire, donc je ne sais pas si c’est vrai. Moi je les passe sous l’eau froide après pour ne pas me cramer les pattes en les manipulant…

Ensuite, au diable le St Morêt, j’ai du fromage frais de la ferme des Jarouilles, donc c’est ce que j’utilise bien sûr.

Dedans, je coupe en tout mini une tête (et sa queue) d’aillet du panier de la semaine et une échalote.

Bon et puis finalement je rajoute du jambon parce que je me dis que ça devrait être bon (et puis que mon idée originale c’était des crêpes au jambon, ne l’oublions pas !).

J’écrase tout bien. J’ai bien fait de rajouter du jambon, ça adoucit un peu le costaud de l’échalote et de l’aillet (pas la peine de me jeter la pierre hein, on le sait tous que vous goûtez aussi au fur et à mesure de la préparation !).

Et là commence la partie de bravoure, parce que jusqu’ici c’était facile. Pour le roulage, j’ai progressé au fur et à mesure de mes essais. Comme je suis une fille sympa, je vais vous expliquer ce qu’il ne faut pas faire.

Je me suis assez vite rendu compte qu’il ne fallait pas essayer de rouler avec la côte.

Au contraire, si on la coupe et qu’on la met en renfort ça facilite le roulage.

Ce qui facilite drôlement aussi, c’est quand je me rends compte que ma farce toute bien émiettée se compacte facilement et se tient remarquablement une fois en forme. À partir de là, finie la galère avec les 2 petites cuillères, j’ai façonné mes tubes de farce à la main.

Et voilà mes roulés prêts à être enfournés !

Quelques heures plus tard, Monsieur va se chercher un yaourt au frigo et se demande d’où viennent les roulés à la feuille de vigne. C’est vrai que ça pourrait ressembler un peu. Sauf que bon, il sait bien qu’on n’a pas de feuilles de vigne, et que c’est lui qui a rapporté les blettes mardi. Bref.

Après un court séjour dans le frigo donc, j’ai enfourné une petite dizaine de minutes à 180°C. Deux objectifs : servir chaud, faire fondre le fromage frais pour une texture miam, et cuire un peu l’échalote et l’aillet pour calmer leur joie, parce que si on mange un roulé cru, vaut mieux ne pas avoir de rencard après. Tiens ça fait trois objectifs. C’est bien, y’en a qui suivent.

Bilan : c’est délicieux ! Monsieur est emballé, moi aussi, la farce aussi (dans de la blette). Mademoiselle, moins, mais depuis qu’elle a lu que Zoé, l’héroïne d’un de ses livres préférés, n’aimait pas les épinards, elle s’est mise du jour au lendemain à ne plus aimer tout ce qui ressemblait à des épinards. Je considère donc que son avis n’est pas représentatif.

Je suis donc très contente de mon test qui permet de bien mettre en valeur les blettes, même quand il n’y en a pas pour un régiment !